Alors que la société Flexos est installée à Petit-Rechain depuis 1991, elle vient de franchir un cap dans son ascension au sein du secteur de l'informatique. Spécialisée dans la sécurisation des réseaux - antivirus et autres dispositifs de sécurité - elle a ouvert il y a peu un bureau à Alger, capitale du pays grand de 2,4 millions de km2.
« En fait, explique Jean-Paul Rosette, à la tête de Flexos, nous sommes installés à Tunis depuis deux ans, grosso modo. Ayant acquis une certaine expérience dans le marché africain, nous avons décidé d'ouvrir un bureau à Alger, en reprenant les activités de Fortinet dans ce pays. C'est le leader mondial dans le domaine de la sécurité informatique » .
Algérie Télécom
Si, dans un premier temps, il s'agit avant tout de créer sa structure et de se mettre en ordre, les possibilités de contrats de grande ampleur fusent. Le cas le plus emblématique est certainement celui de la filiale ADSL d'Algérie Télécom. « C'est le plus gros opérateur en matière de télécommunications en Algérie, explique Jean-Paul Rosette. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils vont être chargés de toute l'informatisation de nombreux ministères, de la poste, etc. » . Autrement dit, une large partie de ce travail va être confiée à Flexos, dans toute l'Algérie, durant au moins 3 ans. L'Agence spatiale algérienne fait également partie des références dont Flexos pourrait bien hériter.
Bénéficiant « d'un prestige inimaginable que les entreprises occidentales ont encore en Afrique », Jean-Paul Rosette a, au-delà des aspects proprement commerciaux, un véritable projet à l'échelle humaine. « Le but n'est pas de faire venir nos ingénieurs les plus pointus, de tout installer, puis de partir. Au contraire, l'objectif est de former des spécialistes sur place, qui pourront gérer l'antenne algérienne en toute autonomie, comme c'est déjà le cas en Tunisie » . C'est d'ailleurs un collaborateur algérien qui est actuellement en train de faire jouer ses relations pour mettre sur pied la nouvelle antenne de Flexos.
« Le marché africain, selon Jean-Paul Rosette, est totalement différent de chez nous. Nous avons une certaine expérience là-bas. Par exemple, les contacts commerciaux se font beaucoup plus d'homme à homme et pas par mail ou par téléphone, comme en Europe. En Belgique, si vous voulez obtenir un contrat avec Belgacom, vous n'aurez aucune chance de vous arranger directement avec Didier Bellens. Là-bas, vous en parlerez directement avec le PDG » .
Benjamin HERMANN

















