A 72 heures de la clôture, programmée ce vendredi, seulement la moitié des 187.500 actions nouvelles ont trouvé preneur. Rappelons que les titres en question, proposés au prix de souscription de 4,1 euros l'un, représentent 33% du capital de RVA, soit 0,77 million d'euros.
L'opération sera pourtant intégralement bouclée, assure son patron, Jean-François Desmaré.
«Une compagnie d'assurances majeure nous a garanti qu'au terme de l'opération, elle prendrait le solde de titres disponibles».
Concrètement, l'IPO sera clôturée et partiellement souscrite à la date prévue, avant qu'une augmentation de capital complémentaire réservée à l'institutionnel intéressé soit organisée, quelques jours plus tard, aux mêmes conditions.
La première cotation de l'action RVA sur le Marché libre interviendra pour sa part le 25 janvier.
«En principe, la compagnie en question a vocation d'investir à moyen/long terme dans notre développement», précise le dirigeant, conscient que la transaction réduirait d'autant le «flottant» de RVA. «Ca risque en effet d'être un handicap dans les premiers mois. Après, toutes les options sont ouvertes en fonction de nos performances», relève-t-il en substance.
Le «nouveau partenaire financier» est en fait l'un des principaux partenaires opérationnels de RVA.
«Elle nous ont fait confiance depuis le début, et nous en donne encore aujourd'hui une belle preuve. Cette confiance est d'ailleurs réciproque», commente le dirigeant.
Selon lui, les choses sont claires. «Nous entendons rester autonomes parce que notre intérêt, c'est d'offrir le meilleur produit possible au meilleur coût à notre clientèle. Or si l'offre de notre nouvel actionnaire figure régulièrement parmi nos maîtres-choix, ce n'est pas systématiquement le cas», argumente-t-il, soulignant qu'il a, du reste, obtenu ses... assurances à ce sujet.
Les autres compagnies ne sont pas quant à elle susceptibles de prendre ombrage de cette «captivité» apparente. «La seule chose qu'elles nous demandent, c'est de leur apporter des affaires de qualité», conclut Desmaré.
Fabian Lacasse


















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