La performance a principalement été tirée par les fortes croissances enregistrées aux Etats-Unis (+38%) et en Chine (29%). Ces filiales devraient d'ailleurs demeurer les principales locomotives d'EMD Music en 2009, comme en témoigne notamment la hausse des commandes américaines engrangées au cours des premiers mois.
Mais la bonne surprise pourrait provenir du Royaume-Uni, le premier débouché de cette firme cotée sur le Marché libre, car là où le bât a blessé l'an dernier, à cause de la sensible dépréciation de la livre sterling, une progression de l'ordre de 15% est désormais espérée.
«Globalement, l'année 2008 fut bonne pour nous, explique le directeur financier, Marc Lepage. L'industrie du divertissement compte parmi les privilégiés du secteur de la grande consommation, même s'il est indéniable que certains de nos distributeurs encaissent l'un ou l'autre coup. C'est le cas par exemple en Turquie, où le 'credit crunch' frappe apparemment plus fort qu'ailleurs, ou au Brésil où l'hyperinflation fait rage. Mais à côté de cela, il y a aussi des opportunités, que nous ne manquerons pas de saisir.»
L'illustration passe par l'exemple: suite à la faillite d'un rival, EMD Music a hérité en janvier du contrat de distribution exclusive, qu'il lorgnait depuis longtemps, de la très renommée marque américaine Remo au Royaume-Uni.
Outre un surcroît d'affaires, ce pas en avant est en effet censé ouvrir des marchés jusqu'alors inaccessibles à sa propre marque, Stagg.
F.L.

















