Son chiffre d'affaires s'est apprécié de 51 %, à 2,05 millions d'euros, tandis que la perte d'exploitation de 0,47 million d'euros encourue en 2006 n'est plus qu'un mauvais souvenir, puisqu'un gain de 0,1 million s'y est substitué et que le résultat imposable courant s'affiche symboliquement en positif, à 10.232 EUR contre -0,52 million. La perte nette s'est établie à près de 47.900 EUR… contre 0,5 million un an plus tôt. Un déficit que la direction de la PME justifie par d'ultimes demandes de remboursement de produits minceurs détenus en stock par des pharmaciens ou grossistes.
«Sans cela, l'exercice écoulé se serait achevé sur un tout petit bénéfice », affirme Guy Wyvekens, l'un de ses administrateurs et actionnaires ; dès le début de 2007, il avait tablé sur une situation « proche de l'équilibre ».
Néanmoins, la question de la continuité des activités se posera inéluctablement lors de l'assemblée générale du 20 mai prochain, puisqu'en vertu de l'article 633 du code des sociétés, la moitié du capital (d'un peu plus de 1,4 million d'euros) a été engloutie (lire par ailleurs).
Cette question sera toutefois de pure forme, puisque l'administrateur-délégué, François Motte, détient avec Wyvekens plus de 51 % de son capital. Tous deux sont du reste optimistes.
«Tous les indicateurs sont aujourd'hui favorables, et notre exposition au risque s'est considérablement réduite. Côté performances, le premier trimestre a très bien démarré, avec une progression des ventes de 30 %, pour un bénéfice net de l'ordre de 40 000 EUR. Sur l'ensemble de 2008, nous visons un chiffre d'affaires proche de 2,4 millions d'euros et un bénéfice net de 20 000 EUR », commente son associé, François Motte.
Cette prévision peut paraître minimaliste si l'on tient compte du fait qu'ensemble, les quatre produits vedettes de Pharco (D-stress, Magnepure, Arterin et Maxi-Flore) sont susceptibles, selon lui, de générer plus de 0,5 million d'euros de recettes additionnelles.
Ces articles, qui assument 70 à 80 % du chiffre d'affaires global, ont déjà largement tiré la croissance l'an dernier. La statine naturelle Arterin est par exemple passée de presque rien à 0,13 million. Des ventes comprises entre 0,35 et 0,4 million sont attendues pour cette année, ce qui laisserait supposer que la barre du demi-million, ambition initialement dévoilée pour le plus long terme, pourrait être franchie dès l'an prochain.
A côté des produits-phare, Pharco pourra aussi compter sur ses activités à l'export : le distributeur marocain a pris livraison de ses premières commandes, la France démarre plus lentement, « mais sûrement » ; enfin, des négociations avec un possible partenaire portugais ont atteint un stade « avancé ».
«S'agissant de l'export, nous tenons à être prudents, car la mise en place prend souvent plus de temps que prévu. C'est surtout à partir de 2009 que cette activité devrait prendre son envol », temporise François Motte.Enfin, il faudra aussi compter avec le pilier internet. Pharco espère en effet beaucoup de la vente online à destination des habitants de villages isolés en France.
Fabian Lacasse


















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