Pas question pour autant de revenir sur les règles de la Bourse des PME, ou d'en imposer de nouvelles. Bruno Colmant, le président d'Euronext Bruxelles parle plus « d'autorégulation » en «disciplinant le marché par la vertu».
Flexibilité
Lancé fin 2004, le segment des petites sociétés de la Bourse de Bruxelles se caractérise par rapport à ses deux grands frères que sont le premier marché et Alternext, par sa grande flexibilité. «Les sociétés qui choisissent une cotation sur ce marché ne doivent pas être submergées de règles. Elles en ont déjà beaucoup», justifie Colmant.
Pour faire court, les entreprises n'ont pas l'obligation de communiquer tous les six mois comme l'exige par exemple le premier marché. Les dirigeants ne doivent pas non plus mettre leurs comptes aux normes IFRS. « Il ne faut pas décourager le marché et les plus petites entreprises plus fragiles financièrement. » Ces facilités ne doivent pas pour autant les priver « de communiquer avec la presse», admet Bruno Colmant.
Concrètement, «nous allons proposer à la vingtaine d'entreprises une grille d'évaluation», explique Frédéric de laminne, directeur du listing sur Euronext. Ce formulaire va reprendre toute une série de critères comme le nombre d'administrateurs indépendants, la quantité de communiqués diffusés à la presse ou encore la nomination ou non d'un commissaire réviseur. Un scanning destiné à «renforcer la visibilité des bons élèves». Bref, faire jouer à fond l'autorégulation.
Mise à l'index
La grille qui sera réactualisée tous les mois sur le site internet d'Euronext «ne force en rien», souligne Colmant. «Cette démarche qui nous a d'ailleurs été suggérée par certains d'entre eux» permettra par contre de mettre à l'index «les entreprises moins proactives en terme de communication».
En invitant les entreprises «moins suivies par les analystes financiers» à jouer cartes sur table, Euronext entend taire d'une certaine manière les critiques qui s'inquiètent de l'opacité de l'information à destination des investisseurs. «L'important est de continuer à développer le Marché Libre et Alternext, qui sont adaptés au biotope de l'économie du pays», conclut Colmant.
François-Xavier Lefèvre


















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