Et, crise ou pas, les résultats dégagés au titre de l'exercice 2008 n'ont guère dérogé à cette bonne habitude. Ainsi, son bénéfice net (part de groupe) a-t-il gonflé de 32%, à 1,8 million d'euros (soit 0,91 euro par action), pour un profit d'exploitation et des revenus en hausse de 41%, à respectivement 3,8 millions et 33,3 millions d'euros.
Toutes les filiales ont leur mérite dans cette croissance, même si du côté du résultat, on relève une perte d'exploitation de 0,2 million dans le chef de la branche française et un solde à l'équilibre aux Pays-Bas. La locomotive du groupe reste Proximedia Belgium, qui prend près de la moitié des nouveaux contrats à son compte et génère à elle seule un chiffre d'affaires de près de 20 millions d'euros et un profit de 1,5 million. Bezoom se profile pour sa part comme l'accélérateur de croissance idéal, grâce à des recettes de 5,8 millions d'euros et des gains nets de 0,5 million dès son premier exercice complet. L'essentiel de ces bénéfices est destiné à renforcé une trésorerie déjà très confortable.
Sur la foi des nouveaux contrats conclus par ses différentes filiales au cours du premier trimestre 2009, tout porte à croire que la tendance n'est pas encore sur le point de s'inverser. Fabrice Wuyts, le patron du prestataire de services informatiques dont l'effectif total s'élève désormais à près de 300 collaborateurs, n'hésite d'ailleurs pas à pronostiquer une progression annuelle « à double chiffre », tant des revenus que des profits.
Il s'appuie notamment sur le solide départ de Bezoom, qui a déjà parcouru deux fois plus de chemin que l'an dernier à pareille époque, ainsi que sur un modèle d'affaires qui garantit le flux des recettes pendant quatre ans…
Fabian Lacasse

















