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Team (Kalorik) devra faire oublier 2007 au plus vite
27/03/2008  – L'Echo 27-03-08
La direction de Team International Marketing (TIM) se disait encore confiante en mai, mais elle a dû déchanter : même s'il est tout juste parvenu à se maintenir à flots, le distributeur d'articles d'électro-ménager a connu une «annus horribilis» en 2007, après avoir déjà ramé durant l'exercice antérieur qui l'avait vu rejoindre le Marché libre bruxellois.

Deux foyers de pertes majeurs et de lourds investissements, surtout dans le domaine des ressources humaines, ont pesé sur ses comptes.

En Espagne, l'un des marchés-clés de TIM, la défection de son distributeur a eu des conséquences catastrophiques. «Il a fallu reconstruire une équipe, et même une seconde dans la foulée, car la première n'a pas donné satisfaction. Ensuite, nous avons dû assumer la maintenance d'environ 100.000 appareils d'air conditionné vendus en 2005, alors qu'en principe, ce service était inclus dans les prestations du partenaire défaillant. Ce volet non récurrent nous a coûté cher, mais nous n'avions guère le choix, sous peine de devoir faire une croix sur l'Espagne», explique Serge Stilmant, le porte-parole de TIM. Le bilan ibère 2007 du groupe rhodien devrait dès lors se résumer à une perte de l'ordre d'un million d'euros, pour des revenus à peine supérieurs, alors que dans les bonnes années, cette division peut engranger jusqu'à 20 millions d'euros de ventes.

L'autre mouton noir est la firme liégeoise PMD, dont TIM a acquis une part de 51%. «A peine le contrat signé, nous avons été confrontés à des problèmes relationnels avec le patron-fondateur, qui ont provoqué le rachat anticipé de ses parts (24%) et une complète réorganisation de la filiale. L'incidence de ces obstacles devrait dans ce cas se chiffrer à une perte d'environ 0,5 million d'euros et un chiffre d'affaires amputé de 15 à 20%», poursuit -il, relevant aussi, entre autres facteurs pénalisants, la poursuite de la chute du dollar.

« Les performances de la France et de la Turquie se sont toutefois avérées les principaux soutiens du groupe», souligne le dirigeant.

Parmi les éléments positifs, il cite encore l'acquisition, le 29 décembre et pour «plusieurs millions d'euros dont l'essentiel en espèces», du solde de participation dans le distributeur allemand Efbe-Schott, le partenaire sur lequel repose l'implantation du groupe outre-Rhin.

«En saisissant l'opportunité de passer de 24,99% à 100% dans son capital, nous avons en quelque sorte planté un des derniers jalons de notre repositionnement stratégique. Car TIM, à l'origine négociant, doit évoluer pour subsister. Notre politique consiste à apporter de la valeur ajoutée, sous forme de créations et de services originaux, pour nous différencier des structures d'achat qui opèrent en direct en Asie. L'élaboration d'un réseau européen, étendu depuis 2006 aux USA, répond clairement à ce souci, de même que son contrôle, qui autorise la mise en œuvre d'une politique commerciale homogène», souligne-t-il. Si l'on ajoute enfin que les effectifs de TIM ont augmenté l'an dernier, en termes nets, de quelque 15% - une quinzaine de collaborateurs -, on mesure à quel point la société à consenti à beaucoup d'investissements pour… peu de résultats. Selon Stilmant, les comptes annuels consolidés qui seront publiés en mai ou en juin devraient se solder par un bénéfice avant goodwill symbolique et par des ventes voisines de celles de 2006, soit 56 millions d'euros.

Perspectives mitigées pour 2008
Et pour 2008, direz-vous ? Sans être franchement pessimiste, Stilmant laisse entendre que ce ne sera pas évident. Toutefois, le retour à la rentabilité est la moindre des choses. «En fait, après un début d'année très encourageant, on a observé en mars un net reflux du marché européen de la consommation. D'un autre côté, nous avons effectué le plus gros des investissements, et allons désormais pouvoir nous focaliser sur la création de valeur. A cet égard, les tendances sont assez disparates en fonction des pays. En Espagne, où les difficultés passées n'auront pas de caractère récurrent, nous visons au minimum l'équilibre et un chiffre d'affaires de 5 à 6 millions d'euros. Aux Etats-Unis, la troisième année est susceptible d'être celle de la consécration, après un exercice 2007 positif. Dopée par deux premiers mois d'excellente facture, PMD devrait de son côté afficher une nette reprise. Nous fondons enfin beaucoup d'espoirs dans Schott et la branche polonaise. En revanche, il est à craindre que les piliers de 2007, la France et la Turquie, subissent un relatif contre-coup», conclut Serge Stilmant.
Fabian Lacasse


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