Période après période, c'est la même rengaine, et la crise n'y peut apparemment rien: les performances financières du prestataire bruxellois de services informatiques liés à l'internet Proximedia ont encore progressé entre janvier et juin derniers.
Il s'agit, observe celui qui revendique le titre de première agence web du pays, du vingt-deuxième semestre consécutif de croissance. En fait, depuis sa création, en 1998, Proximedia n'a jamais encore connu le moindre accident se traduisant par un recul. Un modèle du genre.
Pour ce qui concerne le semestre écoulé, les proportions sont à l'avenant: ses ventes et prestations ont augmenté de 34%, à 21,8 millions d'euros, son profit d'exploitation de 53%, à 2,9 millions, son bénéfice net avant amortissement du goodwill de 71%, à 1,5 million, et son bénéfice net (part de groupe) de 53%, à 1,3 million, soit 0,63 euro par action.
La firme de Drogenbos, qui figure parmi les cinq nominés du concours de l'Entreprise de l'Année 2009, se félicite également de la qualité de cette nouvelle tranche d'expansion. Elle a en effet enregistré une hausse significative de la contribution de toutes ses filiales, leur locomotive demeurant Bezoom, l'entité spécialisée dans le secteur des vidéos d'entreprise, qui signe à nouveau une percée spectaculaire.
La rentabilité de l'ensemble continue aussi à s'améliorer, du fait de la politique d'autofinancement des contrats, souligne Proximedia.
Si Bezoom, dont la création remonte à seulement deux ans et qui réalise déjà la moitié des ventes du vaisseau amiral Proximedia Belgique, s'érige en dynamo, la toute nouvelle unité BeUp, constituée en mai dernier en vue d'optimiser le référencement de la clientèle sur internet, ne se débrouille pas mal non plus: avec 300 contrats conclus jusqu'ici, presque 100 rien qu'en septembre et une cible relevée à «plus de 500» sur l'ensemble de l'exercice, elle a déjà dépassé ses objectifs initiaux, soit 270. L'embauche suit, puisque BeUp occupe déjà une dizaine de collaborateurs, et qu'ils seront en principe une vingtaine d'ici la fin du mois de décembre, assure Fabrice Wuyts, le patron de Proximedia.
Les excellentes perspectives qu'il avance suggèrent par ailleurs qu'une hypothétique rupture de la croissance n'est pas pour demain.
Le lancement réussi d'une gamme de services de référencement sur internet, la création de Bezoom USA en juillet, le potentiel non encore exploré par Bezoom elle-même et, plus prosaïquement, «le niveau des résultats atteints par l'ensemble des filiales du groupe à fin août» laissent augurer d'un «excellent second semestre», se réjouit encore Fabrice Wuyts.
Fabian Lacasse

















