Le SAM est un ensemble de caméras numériques et de scanners laser montées sur des voitures, bateaux ou trains. Elles captent avec précision les informations cartographiques offertes à leur objectif.
La réalisation du plan d'affaires de Sodiplan repose sur ce système, pour l'utilisation duquel il s'acquitte de droits auprès du concepteur, une firme canadienne. Cette situation n'est pas sans risque...
Une des priorités du géomaticien gembloutois est de s'en affranchir, soit en acquérant son partenaire, soit en développant une solution propre. C'est celle-ci qui a apparemment été retenue.
«L'Université de Gand a mis au point sa propre technologie de mobile mapping, qui présente en outre l'avantage d'être plus précise que celle que nous utilisions, puisqu'elle permet d'opérer à 10 ou 15 centimètres près, contre 50 cm ou 1 mètre auparavant. Nous pourrons ainsi attaquer des marchés qui nous étaient jusque là inaccessibles», commente Jean-François Rossignol, le patron de Sodiplan.
Dans la pratique, les associés, auxquels est aussi associée la Hoge School de Gand, vont constituer une spin-off baptisée GeoInvent, dont Sodiplan détiendra 80%. Le capital à vocation d'être ouvert à d'autres partenaires dans le courant des douze prochains mois, mais Sodiplan restera en principe majoritaire. Les associés la doteront de 0,25 million d'euros en espèces, selon leur participation, ainsi que d'actifs qui doivent encore être valorisés. «Nos partenaires y amèneront le fruit de leur recherche, tandis que quatre collaborateurs seront transférés sur le pay-roll de GeoInvent. De notre côté, les apports en nature consistent en notre savoir-faire dans l'utilisation du SAM et dans le développement commercial déjà réalisé», complète-t-il.
F.L.

















